Un vrai rapport
Exemple d’audit SEO, sur un vrai site
La plupart des pages sur l’audit SEO expliquent ce que c’est. Celle-ci en montre un : un vrai site, sa note, les erreurs trouvées, ce que j’ai corrigé et à quelle date, et ce qui reste à faire.
Par Rémi Pradère · publié le
Un audit SEO, en une phrase
Un audit SEO vérifie qu’un site peut être lu, compris et classé par Google, et que ce que Google lit est vrai. Il se termine par une liste de corrections dans l’ordre où les faire.
Depuis que Google affiche ses propres résumés en tête des résultats et que des clients posent leurs questions à ChatGPT, j’ajoute une deuxième question : est-ce que ces assistants citent le site, et disent-ils des choses justes à son sujet ?
Le site audité
Une boutique de robes de mariée à Seysses
Monica Mariage est une boutique de robes de mariée à Seysses, à un quart d’heure au sud de Toulouse. C’est la boutique de ma femme. Elle a accepté que je montre ses chiffres, et le site me sert de terrain d’essai : je suisconsultant SEO près de Toulouse, installé à Seysses moi aussi. Le site, monicamariage.com, compte 137 pages dans son plan du site : les robes, les collections, un blog et des guides.
Son point de départ, d’après la Search Console de Google, du 22 septembre au 19 octobre 2026 : 1 488 clics depuis Google, 50 905 affichages dans les résultats, position moyenne 11,4. Un site qui marche, sans être en tête.

L’outil, puis la main
Ce qu’un outil voit en trente secondes
J’ai passé l’accueil de monicamariage.com dans mon outil d’audit SEO gratuit le 20 octobre 2026. Résultat : 99 sur 100, 25 critères vérifiés, un seul avertissement (une image sur 22 sans texte alternatif).
C’est une bonne note, et elle est juste pour ce qu’elle mesure : une page à la fois, les bases techniques. Elle ne voit ni le prix écrit dans le code d’une fiche produit, ni ce que disent les mentions légales, ni les positions dans Google. Pour ça, il faut lire le site entier, puis vérifier à la main.
Le rapport complet : 72 sur 100
Le 19 octobre 2026, un robot a lu 60 pages du site, le sitemap, le fichier robots.txt et le fichier llms.txt. Il en a sorti un rapport de huit chapitres et une note globale de 72 sur 100, répartie ainsi :
- Technique
- 78
- Contenu
- 64
- Balises et titres de page
- 68
- Données structurées
- 68
- Vitesse (estimée, non mesurée)
- 75
- Lisibilité par les IA
- 75
- Images
- 85
Ce rapport ne s’envoie pas tel quel. Le mien se contredisait à plusieurs endroits : un chapitre affirmait qu’aucune des 60 pages n’avait de balisage structuré, alors que les autres en comptaient sur 56 pages. Un autre conseillait d’ajouter des FAQ balisées pour gagner des résultats enrichis, que Google réserve depuis 2023 aux sites officiels et aux sites de santé. La note « vitesse » était une estimation, sans mesure réelle. Le travail d’audit commence là : vérifier chaque point sur la vraie page.
Le rapport commenté
Cinq erreurs vérifiées, et corrigées
Voici les cinq points que j’ai vérifiés sur le site en ligne puis corrigés le jour même. Pour chacun : ce qu’on a vu, pourquoi ça compte, ce que j’ai fait, et la preuve.
Erreur 1
Une robe à 185 010 € dans le balisage
- Ce qu’on a vu
- Dans le code lu par Google, la fiche de la robe Avin annonçait un prix de 185 010 €. Sur la page, la robe coûte 1 850 €. Le programme qui fabrique les fiches collait tous les chiffres du texte de prix au lieu de lire le premier montant.
- Pourquoi c’est grave
- Ce balisage sert aux résultats enrichis de Google et aux assistants qui comparent des produits. Un prix faux là-dedans, c’est une information fausse donnée en votre nom, sans que vous la voyiez sur votre site.
- La correction
- J’ai corrigé la lecture du prix pour toutes les fiches, pas seulement celle-ci.
- La preuve
- Correction du 19 octobre 2026 (commit bee595a). Le validateur de schema.org lit maintenant 1850.00 EUR.

Validateur schema.org, fiche Avin, capture du 20 octobre 2026 après correction. Erreur 2
Une page d’accueil sans aperçu de partage
- Ce qu’on a vu
- Toutes les pages du site avaient leurs balises de partage (Open Graph), sauf l’accueil. Un lien vers monicamariage.com envoyé sur WhatsApp ou publié sur Facebook partait sans image choisie et sans titre propre.
- Pourquoi c’est grave
- C’est la page que les gens partagent le plus : une future mariée envoie le lien à sa mère ou à ses témoins. Sans aperçu, le lien inspire moins confiance et on clique moins.
- La correction
- J’ai ajouté les balises Open Graph et Twitter sur l’accueil, avec une image au bon format.
- La preuve
- Correction du 19 octobre 2026 (commit 6549ec1), vérifiée en ligne.

Aperçu de partage relu par opengraph.xyz le 20 octobre 2026. Deux avertissements restent : une description un peu longue (152 caractères) et une image sans texte. Erreur 3
Un numéro de téléphone masqué pour Google
- Ce qu’on a vu
- Le balisage de l’accueil donnait le téléphone de la boutique sous la forme « +336****0960 », avec des étoiles. Les trois blocs qui décrivent la boutique, l’entreprise et le site n’étaient pas reliés entre eux.
- Pourquoi c’est grave
- Le numéro est l’un des trois repères (nom, adresse, téléphone) que Google et les assistants comparent d’une source à l’autre pour savoir qu’il s’agit bien du même commerce. Un numéro tronqué ne correspond à rien.
- La correction
- Numéro complet, et un identifiant commun qui relie la boutique, l’entreprise et le site, pour qu’un robot comprenne qu’il s’agit d’une seule et même entité.
- La preuve
- Correction du 19 octobre 2026 (commit ed918d9). Le 20 octobre, le validateur de schema.org donne 0 erreur et 5 avertissements sur l’accueil.
Erreur 4
Un SIRET « à compléter » dans les mentions légales
- Ce qu’on a vu
- La page des mentions légales affichait littéralement « [Numéro de SIRET à compléter] ».
- Pourquoi c’est grave
- C’est une obligation légale, et une mariée qui s’apprête à dépenser 1 000 € ou plus va parfois vérifier qui se cache derrière le site. Un trou à cet endroit fait douter.
- La correction
- J’ai mis les vraies informations de l’entreprise, vérifiées avec la boutique.
- La preuve
- Correction du 19 octobre 2026 (commit 2bd05e8), en ligne.
Erreur 5
Des adresses redirigées dans le plan du site
- Ce qu’on a vu
- Le fichier sitemap.xml, la liste des pages qu’on donne à Google, contenait deux adresses de promotion qui redirigeaient ailleurs.
- Pourquoi c’est grave
- On demande à Google de visiter des pages qui n’existent plus sous cette adresse. Ce n’est pas une catastrophe, mais Google perd du temps sur un site qu’il indexe déjà mal : le 9 octobre, le compteur du sitemap dans la Search Console n’affichait que 20 pages indexées sur 145 envoyées.
- La correction
- Les deux adresses sont sorties du sitemap, et l’adresse /promo/ redirige comme sa variante sans barre finale.
- La preuve
- Correction du 19 octobre 2026 (commit f2d150d). Le sitemap en ligne compte 137 adresses le 20 octobre.
Ce qui n’est pas encore corrigé
Un audit honnête dit aussi ce qui reste. Le rapport a relevé 19 fiches de robes sans texte de description, sur une trentaine lues : c’est le plus gros chantier, et il prendra des semaines. Le nombre d’avis n’est pas le même partout : le 20 octobre, l’accueil affiche « 216 avis » dans le texte et 184 dans son balisage. Je ne le corrige pas au hasard : j’attends le chiffre exact de la boutique.
Les positions
Où le site sort dans Google
Une note ne dit pas si les clientes vous trouvent. Pour ça, je regarde les recherches une par une dans la Search Console.
Exemple sur ce site : la collection de robes princesse. Jusqu’à fin août, son titre parlait de robes « volumineuses ». Elle sortait très bien sur « robe de mariée princesse volumineuse », une recherche rare, et en position moyenne 24,6 sur « robe de mariée princesse », une recherche environ cent fois plus fréquente (du 25 mai au 21 août 2026). J’ai recentré le titre sur le terme courant le 25 août. Sur les 28 jours qui précèdent le 20 octobre 2026, la même page est en position moyenne 11,2 sur « robe de mariée princesse », et 1,8 sur la version « volumineuse ».
Une précaution : les positions bougent selon l’appareil, la ville et même l’heure. En relevant les résultats d’une autre recherche, j’ai vu Google servir deux classements différents à vingt minutes d’écart. Je ne cite donc jamais une position sans dire d’où elle vient et sur quelle période.
Les réponses des IA
Ce que ChatGPT répond sur la boutique
Les pages qui expliquent l’audit SEO parlent rarement des assistants. Pourtant Google affiche son propre résumé en tête de nombreuses recherches, et une future mariée peut demander à ChatGPT où essayer sa robe.
Le 12 octobre 2026, j’ai posé six questions à ChatGPT par son interface de programmation (modèle gpt-4o-mini, recherche web activée). Sur les cinq questions générales, du type « meilleure boutique de robes de mariée à Toulouse », Monica Mariage est citée quatre fois, entre la 3e et la 5e place. Elle est absente sur « robe princesse à Toulouse ». Aucune réponse ne contenait d’erreur sur la boutique. La question directe sur son nom a en revanche fait remonter un avis négatif publié sur un annuaire tiers.
Ce que ça apprend pour l’audit : ChatGPT s’appuie d’abord sur le site de chaque boutique et sur sa fiche Google. Un prix faux dans le balisage ou un téléphone tronqué, c’est exactement le genre d’information qu’il peut reprendre. Le site, lui, laisse passer les robots des assistants (fichier robots.txt ouvert) et leur fournit un résumé dans un fichier llms.txt. C’est une seule série de questions, un seul jour : je la refais avant d’en tirer une règle.
Le plan d’action
Par quoi commencer
Un audit complet sort des dizaines de points. Je les range dans cet ordre, et c’est aussi ma réponse à « comment faire un audit SEO complet » :
- Ce qui donne une information fausse : prix, téléphone, mentions légales. Cinq minutes chacun, et c’est votre crédibilité.
- Ce qui fait perdre du temps à Google : pages en double, adresses redirigées dans le sitemap, pages en erreur encore affichées dans les résultats.
- Ce qui fait cliquer : les titres des pages qui sortent déjà, mais que personne ne choisit.
- Le contenu : les fiches et les pages trop pauvres pour être citées. C’est le plus long.
- Le suivi : remesurer chaque mois, sur Google et dans les réponses des assistants.
Sur Monica Mariage, l’étape 1 et une partie de l’étape 2 ont été faites le 19 octobre. L’étape 4 est en cours.
Le résultat
Ce que ça a changé, et ce que je ne peux pas encore dire
Les corrections du 19 octobre sont trop récentes pour en mesurer l’effet. Google met des semaines à repasser sur toutes les pages. Je ne vais pas vous montrer une courbe qui monte en deux jours.
Je peux en revanche montrer ce qu’ont donné les audits et corrections précédents sur ce même site. Voici la Search Console sur seize mois :

La courbe monte jusqu’en février 2026, puis chute à la mi-mars, au moment d’une mise à jour de Google. Je la montre parce qu’un vrai site a des creux. Ensuite, en comparant deux périodes de trois mois dans la Search Console (23 février au 24 mai, puis 25 mai au 21 août 2026), la position moyenne passe de 14,1 à 10,9 et les clics de 2 749 à 2 919.
Côté visites, l’outil de mesure du site (Plausible) compte 917 visiteurs venus de Google en avril 2026 et 2 122 en septembre, soit 2,3 fois plus. Une partie de septembre vient de la publicité Google, qui arrive sur une page dédiée : ce chiffre mélange donc naturel et payant, et je le présente comme tel.
Faire le vôtre
Un outil, ou quelqu’un qui vérifie
Pour une première idée, un outil gratuit suffit : il trouve en quelques secondes ce qui bloque sur une page. Mon audit SEO gratuit fait ça, et je complète chaque demande par un bilan d’une page, préparé à la main.
Pour un rapport comme celui de Monica Mariage, avec le site entier, les positions, les réponses des assistants et un plan classé, il faut du temps humain. Ce que coûte chaque niveau est écrit sur la page des tarifs d’un audit SEO. Le site de cet exemple tourne sur Astro ; si le vôtre est surWordPress ouShopify, les points à vérifier changent un peu, et je l’explique sur ces pages.
Demander mon audit SEO gratuitVoir les tarifsLa fiche du projet
Questions fréquentes
Vos questions sur l’audit SEO
C’est quoi un audit SEO ?
C’est la vérification d’un site du point de vue de Google : est-ce qu’il peut lire les pages, les comprendre, les classer, et est-ce que ce qu’il lit est vrai. Un bon audit finit par une liste de corrections classées, avec ce qu’elles coûtent et ce qu’elles rapportent.
Comment faire un audit SEO complet ?
Faites passer un outil sur tout le site pour avoir la liste brute, puis vérifiez chaque alerte sur la vraie page. Contrôlez ensuite vos positions sur vos recherches importantes, votre fiche Google, ce que répondent ChatGPT et Perplexity sur votre métier, et la Search Console. Terminez par un plan classé : d’abord ce qui donne une information fausse, ensuite ce qui bloque Google, enfin le contenu.
Combien de temps dure un audit SEO ?
Sur ce site de 137 pages, le rapport automatique a tourné en un quart d’heure. La vérification à la main et les cinq corrections ont pris un après-midi. Le temps dépend surtout du nombre de pages à vérifier à la main.
Quels outils utilise-t-on pour un audit SEO ?
Ici : la Search Console de Google, un robot qui lit tout le site, le validateur de schema.org, un outil d’aperçu de partage, et des questions posées à ChatGPT par son interface de programmation. Les outils trouvent vite. C’est la vérification humaine qui trie le vrai du faux.
Est-ce que le SEO est gratuit ?
Les visites venues de Google ne coûtent rien par clic, contrairement à la publicité. Le travail pour les obtenir, lui, prend du temps : le vôtre ou celui d’un prestataire. Une partie des contrôles peut se faire avec des outils gratuits.
Quel est le tarif d’un audit SEO ?
Il dépend de la taille du site et de ce qui est vérifié à la main. Mes prix sont tous affichés sur la page des tarifs, du bilan offert au bilan pour plusieurs sites. Les tarifs.
Et votre site ?
L’adresse de votre site et votre e-mail suffisent pour la note sur 100. Le bilan préparé à la main suit sous 48 h.